Ève Pietruschi

Née en 1982 à Nice
Vit et travaille à Nice



Ève Pietruschi prélève au moyen du medium photographique des pans d’urbanité ou de ruralité laissés à l’abandon : des serres oubliées, des usines et des hangars désaffectés, des paysages négligés voire désertés. Elle arpente les rues ou plutôt les sentiers à la recherche de territoires en friche qu’ils soient naturels, agricoles ou industriels. La prospection, la marche conditionnent sa démarche. Où est l’homme dans tout cela ? Nulle part, serait-on tenté de penser si ce n’est dans la trace de ses activités. Ce qui nous est donné à voir, c’est bien un regard, le regard que porte l’artiste sur l’espace qu’elle investit à un moment donné. Les Relevés de paysages témoignent d’une temporalité humaine. Ils parlent de quelque chose qui est de l’ordre du souvenir, du ressenti, bien plus que de la description. Ils constituent un répertoire formel, une sorte de base de données documentaires qui est constamment reconfigurée et redéployée. La formation d’espaces, la composition, la recherche de lumière sont au centre de ses préoccupations tout comme les concepts de perception, de mémoire et de territoire.

Rebecca François, critique d’art et commissaire d'exposition, attaché de conservation du patrimoine au MAMAC de Nice
Extrait d’Une œuvre prospective, 2010


+ d'infos sur Ève Pietruschi

\ CV
\ Portfolio
\ Texte de Catherine Macchi \ Translater le sensible
\ Texte de Rébecca François \ Une œuvre prospective
\ Texte de Johanna Carrier \ Les palimpsestes d'Ève Pietruschi